2011 s’achève.

Texte mis en ligne le 26 décembre 2011

Au-delà de nos situations personnelles souvent contrastées, l'année qui s'achéve a été marquée par des révolutions, une crise et quatre enterrements.

Au printemps 2011 des révolutions ont soulevé des espoirs puis, elles font naître des inquiétudes ; souhaitons qu’en 2012 elles ne dévorent pas leurs enfants blogueurs et qu’elles n’écrasent pas les Droits de l’Homme . . . ainsi que ceux des femmes.

La crise est celle des dettes européennes. C’est enfoncer une porte ouverte que de constater qu’elle est loin d’être terminée et qu’elle va s’amplifier au cours de l’année qui s’ouvre ; souhaitons que – plus tard – dans l’année 2012, son ombre et ses menaces finissent par s’éloigner.

Trois disparitions, Ben Laden, Kadhafi, Kim Jong-Il  ;  espérons qu’en 2012 leurs ombres ne viennent pas hanter notre quotidien et que de tristes héritiers ne veuillent entretenir leurs mémoires ou agir encore de pire manière.

Une mort nous a touchés et émus, celle d’un homme exceptionnel ; Vaclav Havel s’est éteint en cette fin d’année.
C’était  l’homme du printemps de Prague, de l’opposition démocratique au totalitarisme, de la Révolution de Velours, l’acteur majeur avec Lech Walesa de la chute du communisme, l’homme de la transition démocratique puis de la scission – douloureuse mais pacifique – entre les Tchèques et les Slovaques, l’homme de la fidélité sans faille envers le pays de la liberté, les USA, l’homme qui aux côtés de dix-huit autres leaders européens décida en mars 2003 dans le cadre de l’opération Iraqi Freedom d’envoyer des troupes tchèques lutter contre Saddam Hussein.

Nous ne pouvons nous empêcher de relever de nombreux points communs entre Vaclav Havel et Lafayette.

Comme Lafayette, Vaclav Havel était un esprit libre dans un siècle ou être encarté est un identifiant majeur.
Vaclav Havel fut président du Cercle des écrivains indépendants, membre actif du ‘’Club des sans-parti engagés’’. Indépendant dans un système totalitaire où l’adhésion était une obligation, il fût sans parti dans l’univers du Parti Unique. Le système ne l’accepta pas et le condamna à cinq années de prison dans des lieux très proches d’Olmutz, en Moravie, là où le héros de l’indépendance américaine fut  incarcéré pendant cinq ans.
Comme Lafayette, Havel se situait à l’opposé des chantres de la violence institutionnalisée et sacralisée par la mystique révolutionnaire. Deux siècles après la phrase de Lafayette « J'ai tout essayé, excepté la guerre civile que j'aurais pu faire mais dont j'ai craint les horreurs », celles de Vaclav Havel lui font écho: « La violence engendre la violence. C’est pourquoi des révolutions se sont perverties en dictatures », « Une lutte pour tout est forcément une lutte contre tout et ne peut se terminer tôt ou tard que par un massacre général ».

Si nous formulons un vœu pour l’année 2012, c’est que l’esprit de Liberté qui – à deux siècles d’écart – a animé ces deux hommes remarquables dans leur vie et leurs actions, permette à chacun de poursuivre sa recherche du bonheur.
C’est ce bonheur que nous vous souhaitons pour cette nouvelle année.
Happy New Year

Note : Par ordre alphabéthique : Albanie, Bulgarie, Danemark, Espagne, Estonie, Géorgie, Hongrie, Islande, Italie, Lituanie, Pays-Bas, Pologne, Portugal, République de Macédoine, République tchèque, Roumanie, Royaume-Uni, Slovaquie, Ukraine. (retour)

 

Une nouvelle période s'est ouverte.
texte m is en ligne le 10 mai 2011

Le 2 mai 2011 au matin, nous avons pris connaissance d’une importante nouvelle, Ben Laden avait été tué par les forces armées américaines.
Dix ans après les attentats du World Trade Center « Justice has been done. » (Barak H. Obama) – « A Victory for America. » (Georges W. Bush) – « América is back » pour l’hebdomadaire « Le Point ».
Immédiatement, l’action d’éclat des SEALs a redonné de la force aux amis de l’Amérique.

A l’écoute de cette information nous avons eu le sentiment que le monde était un peu moins dangereux que la veille. Ce sentiment était général. Très vite les chaînes de télévision ont montré la joie sincère, spontanée et légitime des Américains et des New-yorkais en particulier.

Tout aussi rapidement, en France, les commentaires négatifs ont fleuri.
Dès le 3 mai, les auditeurs d’une célèbre radio n’étaient que 51 % « à croire les américains ». Portée par l'anti-américanisme à la française, la même mécanique que celle de L'effroyable imposture de Thierry Meyssan était à l’œuvre. La justice rendue aux victimes de Ben Laden est niée, elle est fréquemment présentée comme criminelle dans ses moyens, voire, parfois décrite comme coupable d'avoir exécuté - dans une action militaire - un assassin.

Conduite dans la continuité de l’intervention décidée en 2001, cette victoire de l’armée américaine s’inscrit dans le climat politique complexe que la presse appelle le « Printemps Arabe ».
Cette conjonction de faits donne au ton des commentateurs des différents médias un optimisme souvent surprenant. Celui-ci leur permet de régler en un seul éditorial tous les problèmes posés « de la Mauritanie à l’Afghanistan », de l’islamisme radical au terrorisme ; le parfum du jasmin et la disparition de Ben Laden ont gommé, ou vont effacer, tous les risques y compris ceux liés au nucléaire iranien .

Espérons que ce sentiment devienne la réalité.

 
Strasbourg - 3 et 4 avril 2009 - Sommet de l’OTAN.


Texte mis en ligne le 25 mars 2009

Le 6 avril 2005, Madame Angie BRYAN, consul des Etats-Unis à Lyon, pouvait installer notre Cercle.

C’était l’aboutissement de 18 mois de patients contacts pour regrouper les 18 hommes et femmes présents lors de cette rencontre (voir page déja fait index année 2005)

Ce jour là, la mission du Cercle était officiellement présentée :
Le but du Cercle d’Etude et d’Amitié France USA est de promouvoir l'amitié et la compréhension entre les peuples français et américain, d'étudier et faire connaître travaux et recherches dans les domaines historique, littéraire, scientifique et environnemental permettant d'éclairer les positions des acteurs atlantiques.
Il y a 5 ans, en 2004/2005, dans une période d’anti-américanisme ‘’primaire’’’, c’était un vaste challenge d’inscrire son action dans le but « d'éclairer les positions des acteurs atlantiques ».

Sur le plan diplomatique, les retournements de l’Histoire sont parfois rapides.
Après le débat du 17 mars au Parlement français sur le retour de la France dans la structure militaire intégrée de l'alliance, le Président Sarkozy a écrit, dans un message d'une page et demie remis au secrétaire général de l'Otan, Jaap de Hoop Scheffer :

"La France souhaite participer pleinement à toutes les structures de l'alliance".

Normalement, ceci sera effectif après le sommet de l’OTAN qui se tiendra les 3 et 4 avril à Strasbourg.

Nous en reparlerons dans les mois à venir, mais, à quelques jours de ces retrouvailles historiques nous nous devions de commencer à évoquer ce retour.

Rappel.

Sur les 27 pays de l'Union Européenne (UE) 21 sont membres de l'OTAN.

6 pays de l'Union Européenne ne sont pas membres de l'OTAN (principalement du fait de leur situation dans les années qui suivirent la 2eme guerre mondiale) : Autriche, Finlande, Suede, Irlande, Malte et Chypre.

3 pays européens sont membres de l'OTAN sans être membres de l'Union Européenne : Norvége, Islande, Turquie.
Au sommet de Strasbourg, l'adhésion de 2 pays, la Croatie et l'Albanie, sera validée.
Un pays européen est en attente d'adhésion : l'Ukraine ; ceci est aussi la situation de la Géorgie.

2 autres pays sont membres de l'OTAN : le Canada et les Etats-Unis.